Maison passive

GlassX® Crystal, un vitrage solaire hors du commun

by - 12 mars 2008 

Schéma Glass XLe GlassX Crystal est une paroi vitrée singulière, mise au point par l’architecte Dietrich Schwarz. Elle est composée de quatre éléments au sein d’un seul ensemble fonctionnel :

1 – une isolation translucide ;
2 – une protection contre les surchauffes estivales ;
3 – une transformation de l’énergie ;
4 – un stockage thermique.

Si le triple-vitrage isolant garantit déjà une excellente isolation thermique, avec une valeur U inférieure à 0,48 W/m²K, un prisme en plexiglas est également associé judicieusement dans l’espace intermédiaire externe du vitrage permettant ainsi, au gré des saisons, de réfléchir ou au contraire de laisser passer les rayons solaires.

En effet, en été, lorsque le soleil est haut dans le ciel les rayons incidents sont réfléchis tandis qu’en hiver, le rayonnement solaire pénètre librement à pleine intensité.

GlassX CrystalSurtout, l’élément central de GlassX Crystal est constitué d’un module de stockage de la chaleur contenant un matériau à changement de phase intégré dans des conteneurs hermétiquement scellés en polycarbonate peints en gris pour favoriser l’efficacité de l’absorption.

Le fonctionnement est simple dans le principe. Le matériau à changement de phase, ici un sel hydraté à forte capacité calorifique, peut passer d’un état solide à un état liquide et inversement, en fonction de sa température de fusion (≈27°C). L’énergie thermique se trouve stockée dans sa paroi sans être transmise à l’intérieur du bâtiment.

En période de surchauffe estivale, le matériau à changement de phase se liquéfie dans les conteneurs, emmagasinant ainsi de la chaleur. En revanche, l’hiver le matériau se solidifie et restitue par ce changement d’état l’énergie thermique stockée.

Côté intérieur, la paroi est scellée par une verre de sécurité trempé de 6 mm qui peut être agrémenté d’une sérigraphie esthétique.

L’ensemble particulièrement bien construit, donne à penser qu’il a été tenu compte des problématiques de vieillissement dues aux changements de phase.

Surtout, il présente plusieurs intérêts :

– un intérêt pratique : l’élément de paroi présente une épaisseur de 78 mm et, de ce fait, peut être assemblé facilement dans des menuiseries relativement standards ;

– un double intérêt économique : en combinant une valeur U très basse et le procédé du matériau à changement de phase, le calcul thermique du bâtiment peut se prévaloir d’une enveloppe dont l’épaisseur de l’isolant sera amoindrie ce qui réduit le coût global du poste isolation. En raison d’une épaisseur des murs ainsi atténuée, le gain de surface habitable est également à considérer, notamment lorsque pour des contraintes d’urbanisme (plafond de surface) liées au foncier, il n’est guère envisageable de construire un bâtiment aux murs épais sans préjudicier à l’espace de vie.

Ces aspects économiques seront donc a mettre en balance avec le coût de GlassX Crystal qui équipe déjà plusieurs immeubles collectifs au standard habitat passif ou à énergie nulle, à forte identité architecturale, en Suisse et en Allemagne.

Une brochure est éditée en anglais et allemand ainsi qu’un document technique (en allemand).

Plus d’informations :
glassx logo
GlassX AG
Technoparkstrasse 1
CH – 8005 Zurich
Tél. :+41 (0)44 445 17 40
Télécopie : +41 (0)44 445 17 49
Courriel : info glassx ch


© Crédit photo GlassX AG


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Netec, une alternative hygiénique au puits canadien

by - 5 février 2008 

Netec CWKLe fabricant Netec propose une gamme d’échangeurs géothermiques à eau glycolée tout à fait intéressante comme alternative hygiénique au puits canadien. En effet, le circuit aéraulique du puits canadien est remplacé ici par un circuit hydraulique fermé.

L’échangeur géothermique à eau glycolée ou dit encore à saumure, assure, pour les systèmes d’aération centralisée à récupération de chaleur (VMC double-flux), un préchauffage de l’air en hiver, une protection intégrée contre le gel ainsi qu’un rafraîchissement en été. L’efficacité de l’installation d’aération centralisée s’en trouve augmentée.
A la différence du puits canadien qui recourt à de minces canalisations d’air posées en sous-sol, l’échangeur géothermique à eau glycolée utilise des tuyaux souples dans lesquels tourne en circuit fermé de l’eau mélangée à un produit antigel associés à un radiateur qui permet d’échanger la chaleur entre ce circuit et l’air frais en entrée de la VMC double-flux, le tout, régulé par une une pompe optimisée.

Netec exempleIl apporte surtout l’avantage d’une mise en oeuvre très aisée. En effet, au contraire du puits canadien où cette mise en oeuvre doit être irréprochable, stable, durable, et de pente constante, insensible aux fortes pluies, sous peine d’occasionner des poches d’eau de condensation dans les canalisations favorables à la prolifération bactérienne, l’échangeur géothermique à eau glycolée s’installe facilement et évacue la problématique liées aux bactéries. Il suffit de dérouler le tuyau en polyéthylène de 32 mm de diamètre, soit horizontalement à environ 1 m 50 sous la surface du sol dont les brins seront espacés d’environ 50 cm, soit verticalement, d’une longueur calculée aux besoins du bâtiment.

De tels échangeurs géothermiques peuvent être utilisés aussi bien pour les maisons individuelles que pour des bâtiments collectifs de plus grande taille.
Cette géothermie douce, usitée actuellement en Allemagne pour des projets d’habitat passif paraît une solution tout à fait intéressante.

Pour en savoir plus :
Netec Energietechnik
Herrn Klaus Michael
Woldemarstr. 37
D – 32756 Detmold
Tél. : +49 – (0)5231 – 390 748
Télécopie : +49 – (0)5231 – 390 749
Courriel : info sole-ewt de


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Effinergie® BBC, chronique d’une mort annoncée ?

by - 5 février 2008 

Ce titre quelque peu provocateur n’illustre qu’un point de vue, par essence tronqué, voire ironique. Effinergie®, l’association initiée par différentes régions françaises et le C.S.T.B. me paraît révéler par sa syntaxe une erreur historique et une contradiction sémantique :

Le label Effinergie®BBC, pour bâtiment basse consommation, s’est inspiré du label Minergie® de nos amis suisses, lequel converge désormais judicieusement, avec Minergie® P, vers l’habitat passif. Sous l’angle chronologique, ce dernier est lui-même apparu après son homologue allemand Niedrigenergiehaus et après l’exigeant label Passivhaus avec lequel Minergie® tout court ne peut être confondu.
Pourquoi cette inspiration ? Sans doute parce que l’on ne pratique plus assez en France la langue de Goethe et que, seule la littérature accessible, rédigée en français en matière d’habitat basse consommation, était disponible chez nos voisins helvètes qui, du reste, forts de leur importante expérience, ne nous ont pas attendu pour innover en proposant Minergie® P Eco. Or, si l’on souhaite ramener l’ensemble du parc immobilier à une moyenne de besoin en chauffage de 50 kWh/m².an, sachant que l’on sait que nombre de bâtiments anciens, soit l’essentiel du parc actuel, ne pourra prétendre à la très basse énergie, en particulier les bâtiments classés aux façades impossibles à isoler par l’extérieur, il est illusoire de vouloir construire aujourd’hui le neuf avec un besoin de 50 kWh/m².an, même à considérer la prise en compte des postes auxiliaires (eau chaude sanitaire, ventilation, éclairage) s’il s’agit d’atteindre cette moyenne pour tout le parc en 2050.

Si vous avez lu la présentation initiale d’Effinergie®, vous vous direz peut-être, qu’après tout, la variété des conditions climatiques en France pourrait postuler, à première lecture, une variation des exigences. Or il n’en est rien, un besoin en chauffage et rafraîchissement inférieur à 15 kWh/m².an peut-être aussi bien satisfait à Barcelone qu’à Göteborg ainsi que le démontre le référentiel Passivhaus, applicable tant au nord de l’Europe que pour les climats chauds européens.

Effinergie® ne devrait-ce pas être la conjugaison des termes efficacité et énergie ?
Les maisons passives existent depuis plus de 15 ans en Allemagne. On s’est évertué, semble-t-il, à réinventer la roue pour concevoir un label moins efficace sur le plan énergétique sans profiter de l’immense expérience allemande librement accessible et reproductible. Surtout, une convergence vers l’habitat passif pour le neuf permettrait de diminuer les coûts par la mise en commun des ressources techniques et modalités de constructions en direction des entreprises françaises, le passage facilité des frontières des entreprises européennes du secteur. Quel temps faudra-t-il donc à Effinergie® pour admettre notre appartenance à l’Europe, l’évidence et la supériorité des critères érigés par le Passivhaus Institut, soutenus par la Commission européenne, et nous proposer, un label dénommé, sans grande originalité, Effinergie® P ?

Enfin, cette analyse, toute personnelle, me semble confortée par la parution du très instructif rapport de Christian CHARIGNON, architecte urbaniste, dénombrant les freins à la construction vers le passif et le durable.


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Étanchéité à l’air, les bonnes pratiques

by - 31 janvier 2008 

Porte BlowerDoorL’étanchéité s’avère un critère indispensable à satisfaire dans la réalisation d’un bâtiment passif. Celle-ci requiert une mise en oeuvre particulièrement soignée mais postule également de rompre avec les pratiques existantes.

Au mois de novembre dernier, le conseil régional de Bourgogne et l’Ademe avaient invité différents spécialistes en la matière. Ces derniers ont produits des documents tout à fait pertinents pour expliquer comment faire pour parvenir à cette exigence d’étanchéité, encore trop ignorée des acteurs français de la construction. Ces documents sont fort intelligemment mis en ligne par l’institution bourguignonne.

Si tous recèlent un réel intérêt afin de rendre compte des possibilités d’action en matière d’étanchéité à l’air, on remarquera tout particulièrement les interventions de nos voisins d’outre-Rhin spécialistes de l’habitat passif, à travers des présentations convaincantes de leurs expériences bien concrètes :

bauwerk logo– le texte de présentation et son diaporama sur les modalités des bonnes pratiques en neuf et en rénovation de Gerrit Horn, architecte dipl. et maître-charpentier, expert en construction bois de maisons passives qui exerce son talent, non loin de la frontière française à Kaiserslautern en Rhénanie-Palatinat ;

BlowerDoor GmbH logo–  le texte de présentation et son diaporama sur l’étanchéité à l’air des constructions passives en Allemagne de Stefanie Rolfsmeier, ingénieur dipl. spécialiste de ces problématiques au Blower Door GmbH Institut.

Enfin, on saluera la prise en compte par les institutionnels tel que le Centre d’Études Techniques de l’Équipement (CETE) de Lyon, de tout l’intérêt manifesté envers le référentiel Passivhaus qui transparaît nettement à la lecture du document Étanchéité à l’air en France : état des lieux, enjeux, et pistes de progrès.


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