Programme original au standard maison passive par nos amis polonais
Les maisons passives CEZARÓWKA constituent un projet d’habitat original, relativement dense, dont le démarrage est prévu en mars 2010. Actuellement, les études sont en cours d’achèvement. Le projet comporte 10 maisons, harmonieusement implantées en rangée, de 120 m² chacune et disposant d’un garage de 20 m². Ce programme est situé au sud de la Pologne, dans la région de voïvodie de Silésie dont le chef-lieu est Katowice. Le prix de vente est fixé à partir de 469 000 Zloty Polonais (PLN) soit environ 112 000 €.
C’est l’entreprise polskidom 2000, située à Cracovie, qui est à son origine et, fait remarquable, cette entreprise est certifiée par le Passivhaus Institut pour son système constructif (dalle, murs, fenêtres, toit).
Plus d’informations :
maisons passives CEZARÓWKA
Vous pouvez également consulter cette page avec le traducteur automatique de Google (avec les réserves habituelles quant à la traduction).
Gregory golaski
Zakopiańska 72
PL – 30-418 Kraków
Tel. mobile : +48 793 102 304
Courriel : nieruchomoscigg op pl
Imprimer cet article
Envoyer cet article Catégories : Billets, Exemples concrets | Pas encore de commentaire.
Articles relatifs
Journées portes ouvertes maison passive, 6e édition internationale
Maison passive Karawitz – Crédit photo: d’après Karawitz architecture
La sixième édition internationale des journées portes ouvertes maison passive se tiendra dans toute l’Europe du 6 au 8 novembre 2009. Cette année en France, une trentaine d’habitations et de projets en cours seront donc à visiter sans réserve.
En île de France, vous pourrez notamment aller admirer l’oeuvre de Karawitz architecture. Car il s’agit véritablement d’une oeuvre à part entière, très originale par la sérénité qui se dégage de sa réalisation, son rapport discret à la nature et des effets de transparence et de miroir réussis. Cette légèreté n’est pas sans évoquer de très grands noms de l’architecture. Une double réussite donc car bien évidemment il s’agit d’une maison passive, qui plus est, certifiée et éco-construite.
Tout aussi intéressante, la maison passive dessinée par l’architecte Achim Siegele originaire du Bade-Wurtemberg, offre une singularité de trait qui devrait plaire aux personnes susceptibles d’aller la découvrir. Ici encore, la qualité de réalisation s’avère sans faille. La maison trouve son équilibre sur des pieux en béton et offre au regard de jolies perspectives et les reflets changeants de son bardage. De l’intérieur, les volets coulissants permettent de jouer avec les effets de lumière. Un potager agrémente l’insertion réussie de cette éco-construction à vocation familiale. Enfin, une remarque qui m’est chère, bien que hors sujet, Achim se prononce ainsi en allemand : [ˈaxim].
Il est impossible de détailler tous les projets d’habitats passifs ici. Sachez qu’en matière de rénovation, la maison de la famille Claudel, dont j’ai apprécié la démarche depuis le début, est à voir du côté de Lyon.
En attendant l’année prochaine où nous devrions participer, je vous souhaite de bonnes visites
. Pour connaître précisément tous les lieux de rendez-vous et les modalités de réservation, parcourez la page dédiée du site de l’association La maison passive France qui tient une liste à jour et exhaustive.
Pour nos amis belges, rendez-vous sur cette page pour tout savoir. De très beaux projets à visiter.
Imprimer cet article
Envoyer cet article Catégories : Agenda, Billets, Exemples concrets | Pas encore de commentaire.
Articles relatifs
Retour sur les 3e assises nationales de la construction passive – III
Encore quelques lignes rétrospectives avant de vous parler à l’occasion d’un futur billet des prochaines actualités.
Alors que j’étais interrogé par une jeune architecte enthousiaste sur quelle technique utiliser pour le montage des fenêtres pour maison passive sur maçonnerie, M. André de la menuiserie du même nom, illustrait mes propos quelques minutes plus tard lors de sa conférence. De fait, la manière correcte pour poser des menuiseries sur des murs maçonnés s’avère encore méconnue en France, sans doute en raison d’un manque cruel de culture de l’isolation thermique par l’extérieur. Il s’agit donc d’une pose en applique au nu extérieur, grâce à des équerres métalliques. Ainsi, la fenêtre en saillie, permet un positionnement adéquat de l’isolation extérieure sur tout son pourtour. Elle se retrouve dans l’isolant, ce qui minimise grandement le pont thermique de l’huisserie.
Important sur le plan symbolique, un petit cérémonial s’est tenu pour remettre à une entreprise dont il a été plusieurs fois questions sur ce blog, celle de Richard Lefebvre, Les Airelles. C’est ainsi que le Prof. Dr. Feist a délivré le tout premier certificat du Passivhaus Institut à une construction en France. Un succès pour elle et pour le bureau d’études thermique partenaire, solaresbauen.
Sur un plan plus politique, il faut souligner la démarche volontaire de la municipalité de Cruseilles, en Haute-Savoie, pour s’être dotée d’un texte à caractère réglementaire imposant les critères de l’habitat passif pour les bâtiments publics à réaliser sur son sol. Une première en France à saluer et à imiter.

Sauf à nier la physique, on ne parviendra pas à réduire suffisamment la facture énergétique des bâtiments, de plus en plus salée, et les émissions de gaz à effet de serre d’un facteur 7 à 9 si l’on tient compte de l’évolution probable de la population et de la croissance plausible du PIB mondial d’ici 2050, sans l’adoption massive de l’habitat passif. C’est un réel sujet de débat et d’accord que j’ai eu avec de multiples personnes dont les fondateurs de Fiabitat qui argumentent longuement leur point de vue sur la basse énergie « à la française ».
On ne peut qu’éprouver un sentiment étrange, même si Jean-Christophe Visier du C.S.T.B. se dit ouvert au débat, d’une volonté de passage en force du label BBC Effinergie® auprès des professionnels. Personnellement, celui-ci, né trop tard et dépassé, m’apparaît plutôt comme un enjeu de valorisation de ses promoteurs auprès des ministères ou des politiques. Mais de droit, ce label franco-français est le seul à figurer dans la loi nationale, s’impose pour obtenir quelques avantages fiscaux (intérêts d’emprunts déductibles) et me semble par ailleurs ériger une sorte de protectionnisme à l’encontre des fabricants étrangers voire d’entorse à la concurrence sur le marché européen. La réglementation thermique RT2005 sur laquelle il s’appuie exige en effet une régulation des températures pièce par pièce, pour laquelle seul quelque fabricant français est agréé. Cette même réglementation envisage une dérogation via une procédure (Commission Titre V) considérée par beaucoup d’acteurs présents à ces assises, comme une belle usine à gaz.
Bref, il va falloir réagir collectivement pour demander et obtenir une inscription de l’habitat passif dans la loi.

Hors les assises, côté salon, des exposants comme Menuiserie André ou Énergie positive, étaient une nouvelle fois fidèles au rendez-vous isérois. La firme Isover était également présente mais n’offrait hélas pas à ses visiteurs, ses brochures dédiées à l’habitat passif via sa marque Multi-Confort®. Dommage car cette entreprise a judicieusement repris à son compte les recommandations du projet Passive-On pour les climats chauds européens, dans une brochure, curieusement en anglais seulement, que vous pourrez télécharger ici. Toutefois, j’ai été en mesure d’évoquer ce problème et les commerciaux ont promis d’y remédier pour les prochains salons.
Articles relatifs
Contribution climat-énergie, franchissement d’un cap historique en France
Tout l’été, les français auront eu droit à d’interminables débats sur la contribution climat-énergie improprement appelée taxe carbone. A mon sens, nombre de ces débats menés par des journalistes généralement dépourvus de toute culture de sciences dures, ont été biaisés. Est-ce le fait d’une caste minoritaire de journalistes privilégiés qui, on peut l’imaginer, voyagent à longueur d’années en avion, partent en vacances à l’autre bout du monde et pratiquent une multitude d’activités émettrice de CO₂ des bobos qu’ils dénoncent par ailleurs et dont ils forment justement le haut du panier ? Je n’en sais rien. Mais j’ai été personnellement très choqué d’entendre systématiquement leurs préoccupations simulées ou larmoyantes à l’égard de « ceux qui souffrent ». Car de fait, s’ils avaient un tant soit peu lu le rapport Rocard, la contribution climat-énergie n’occasionnera pas de perte de pouvoir d’achat à l’égard des citoyens les plus modestes (ceux qui ne partent ni en vacances l’été ni au sport d’hiver voire ceux qui n’ont tout simplement pas de voiture). Au contraire, pour ces personnes le bilan devrait être financièrement positif. Heureusement que quelques rares journalistes ont réalisé ce travail d’explication indispensable.
En revanche, le forfait remboursé sera à coup sûr dépassé (et c’est heureux) par ceux qui manifestent leur statut social par l’énergie qu’ils sont en mesure de consommer. Car aujourd’hui, la toise qui permet de mesurer le statut social, c’est la capacité de gaspillage d’énergie que possède une personne. Voyez plutôt : immenses maisons mal ou peu isolées, gros 4×4 lourds et énergivores, vols intercontinentaux ou fréquents, viande à tous les repas, téléphones mobiles dernier cri systématiquement acquis, sports nautiques motorisés, pratique du ski l’été, etc. Vous pouvez prendre n’importe quel exemple du luxe idiot, surtout les hypothèses les plus révoltantes (vol commercial en apesanteur), c’est d’abord et surtout un gaspillage d’énergie sidérant. Autrement dit, exhiber sa richesse, c’est témoigner de sa faculté à dilapider de l’énergie… et subséquemment émettre des gaz à effet de serre au détriment des autres habitants de la planète.
Bref, une fois de plus, une partie de la classe médiatique, la plus visible et audible, semble avoir confondu de bas intérêts immédiats avec l’intérêt général pour tenter de berner les français. En effet, le réchauffement climatique constitue un défi majeur étayé par des études scientifiques sérieuses, préoccupantes et librement accessibles qui ne sont pas lues par ceux qui font le métier d’informer et que d’aucuns, en mal de notoriété scientifique ou politique, ont souhaité dénoncer pour exister sur la scène médiatique. J’ai rarement lu et entendu autant de personnes médiocres dans les débats de l’été, invités au motif qu’ils sont supposés représenter ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique. Comme s’il s’agissait d’un acte de foi.
Ce n’est pas tout. Par dessus ce brouillage médiatique s’est déclenchée la cacophonie politique. Plutôt que de reconnaître que, même imparfaite, la mesure envisagée allait au moins dans le bon sens, on aura préféré critiquer, souvent sans nuances, pour délégitimer cette décision. C’est sans doute plus porteur politiquement. Pourtant il me semble qu’un tel sujet devait absolument dépasser les clans partisans. Mais les élections régionales à venir auront pesé dans les stratégies des staffs politiques. Dommage.
Dès lors, le Président de la République français* a franchi un cap historique en instituant la contribution climat-énergie. Imparfait certes, mais capital. C’est enfin la reconnaissance par le politique de la réalité du réchauffement climatique. Et depuis Hannah Arendt, on sait la difficulté de tenir pour ferme la réalité des faits.
Or, il incombe de limiter à 2°C, car on ne peut désormais plus l’empêcher, l’ampleur du réchauffement climatique pour ne pas se trouver dans des situations extrêmement désagréables liées à d’éventuels phénomènes d’emballement (notamment dûs au méthane, CH₄). Le développement de l’offre de transport publics, la reconversion de l’agriculture, la production de bien bas-carbone par l’industrie et l’efficacité énergétique des bâtiments constituent des solutions souhaitables vers lesquelles il sera d’autant plus aisé de recourir si le carbone a un prix. On ne peut considérer sérieusement l’habitat passif sans avoir un peu d’égard pour la contribution climat-énergie.
Alors peut-être, l’ironie mordante de Cioran qui écrivait : « j’ai une vision si précise de l’avenir que si j’avais des enfants je les étranglerais sur l’heure », restera au rang de l’aphorisme littéraire.
* qui détermine une politique avec laquelle je ne suis pas nécessairement en accord, loin s’en faut.


























